Mobilité et Digital – un lien de causalité fort

Mobilité et Digital – un lien de causalité fort

« La vie c’est comme le vélo, pour garder l’équilibre, il faut avancer. »  Albert Einstein.

Le premier vecteur de la transformation digitale est la mobilité.  De nos jours, je peux en effet avoir accès à n’importe quelle information ; piloter n’importe quel système. Tout est à ma portée, n’importe où, n’importe quand. La mobilité répond aux plus grands défis du moment : déplacement difficiles, pertes de temps dans le trafic, difficultés de collaboration à distance…  Selon Eric Gryson CEP de Ricoh Belgium Luxembourg, une politique de mobilité réfléchie et efficace offre de nombreux avantages : productivité accrue, continuité du Business, amélioration de la collaboration, hausse de la créativité, diminution de l’impact environnemental de l’entreprise.

La sécurité n’est-elle pas le premier risque de la mobilité et des échanges de données ?

La mobilité est plurielle et la surface de risque est plus grande. Les systèmes informatiques ont quelque peu évolué. Entre applications On-premise, hébergées dans un Cloud ou encore en SaaS, instances dédiées ou mutualisées, serveurs physiques ou machines virtuelles, conteneurs… on est loin de la vision monolithique du système d’information, rendant ainsi la surface de prise de risque d’autant plus compliquée à encadrer.  Afin de faire face à l’hétérogénéité des ressources et ce besoin croissant en termes de connexion, il est devenu primordial pour préserver la confidentialité des données véhiculées d’utiliser un canal le plus sécurisé possible.

Les systèmes informatiques ne seraient-il pas devenus les nouvelles cités au sens de la Grèce Antique ?

Nous sommes tous devenus autant d’électrons libres qui œuvrons pour créer de la valeur sous toutes ces formes au sein des organismes pour lesquels nous travaillons.  Or, chacun se doit de montrer patte blanche, avant d’intégrer une ressource informatique aussi banale soit-elle, ceci grâce à un processus d’authentification et de traçabilité, pour construire une relation de confiance. Entrer sur un réseau informatique, est comme à l’ère de la Grèce antique, une façon, certes moins philosophique et plus terre à terre, de répondre aux questions : « Qui suis-je ? » et « où vais-je ? ». Une fois ces principes informatiques posés, il ne peut y avoir de vent défavorable, et donc de destruction de la cité au sens du Système informatique. Cette métaphore de percevoir les systèmes informatiques comme les nouvelles cités, nous invite également à nous interroger sur le flux d’information. Les routes de l’information sont devenues les nouveaux réseaux de partage de richesse, qui sont d’autant plus difficiles à appréhender dans le sens où celles-ci sont invisibles et passent désormais par des clouds et des serveurs dont nous ignorons leur localisation et l’usage qu’il est possible d’en faire. Face à cette dilution de l’information, nous sommes devenus la proie également de nos données et donc de notre propre identité.

C’est pour cela qu’à titre personnel, je suis particulièrement admiratif et attentif aux appels de raison émis par Pierre Bellanger qui a réussi à mettre sur pied une dynamique collective auprès des ministères français pour défendre aux mieux les intérêts de la France et de l’Europe concernant la protection de nos données et de ce pan de l’économie que nous n’avons pas su préserver. Le défi à relever est de taille et demande courage et clairvoyance de l’ensemble des acteurs de la cité. Chaque connexion est un voyage, et afin que le voyage ne nous défasse pas, il est important de savoir vers quelle Europe du numérique nous voulons tendre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *